2002Femme éléphant
Elephant Woman s’inspire du film The Elephant Man de David Lynch, l’histoire dramatique d’un être difforme qui subit les atrocités d’une société qui ne l’accepte pas. Curieusement, le protagoniste du film ne pouvait pas dormir allongé sur un oreiller car le poids de sa tête pouvait le tuer, comme dans la réalité.
La confusion et l’inadaptation aux codes sociaux établis, le rejet de sa propre image, l’isolement, l’impuissance et l’épuisement face à l’humiliation constante ne sont que quelques-uns des sentiments partagés. Les différences commencent à être observées à travers une série d’actes performatifs dans lesquels certains mouvements, provoqués par des cordes imaginaires, qui ceinturent aussi bien ses membres qu’elles attachent un lourd oreiller à sa tête, disloquent son corps jusqu’à ce qu’elle tombe à genoux. Ce sont des métaphores qui décrivent la pression d’un extérieur violent qui produit une altération cognitive lorsqu’il semble impossible de le défier ; et ce n’est qu’en retirant l’oreiller de sa tête qu’elle pourra sauver sa vie.
2002Femme éléphant
Croma peut être considéré comme quelque chose de tangible, comme un éventuel « livre d’artiste » dans sa plus simple définition ou, plus précisément, un essai visuel sur la perception de la couleur de ce qui est humain à partir du regard pictural. La peinture Croma est l’origine de l’idée et apparaît en premier lieu reproduite sur un support indépendant qui s’ouvre de l’intérieur, comme les pages d’un livre. Elle circule également parmi la succession d’expériences visuelles, d’actions et de processus expérimentaux rassemblés dans un autre volume. Une série de notes fait office de carnet de campagne à la fin du parcours. L’idée est complétée par une expérience sensorielle simple au travers de deux éléments externes : un filtre rouge glissé entre les pages révèle l’expérience et une fine gaze de coton veille sur elle tout en la protégeant.













